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Vélo électrique à courroie : pourquoi c’est mieux ?

C’est un objet très discret et pourtant omniprésent dans notre environnement. Travaillant la plupart du temps caché, il est à l'œuvre dans une multitude d’équipements du quotidien. On le trouve aussi bien dans une voiture, un sèche-linge ou une machine à coudre. Vous connaissez déjà la réponse, puisque vous entamez la lecture de cet article : c’est la courroie. Depuis quelques années, la courroie a conquis le cycle et l’on commence à trouver aujourd’hui sur le marché des vélos électriques à courroie de transmission, remplaçant la traditionnelle chaîne en acier. Quels sont ses avantages par rapport à son aïeule métallique ? Devez-vous vraiment acheter un vélo électrique à courroie ? Nous allons faire de vous les maillons forts de la transmission.


La courroie à travers les âges

Commençons par un historique très rapide, même si la courroie n’est pas née d’hier. On considère généralement qu’elle apparaît en même temps que le métier à tisser, soit en Chine et au début de notre ère. D’abord rudimentaire, faite de corde lisse puis à nœuds, la courroie permet de transmettre un mouvement rotatif, d’un axe à un autre, par l’intermédiaire de poulies. Très vite, la courroie devient plate et le plus souvent en cuir. Elle restera en l’état de très nombreuses décennies avant de vivre une petite révolution, au début du 20è siècle.


À l’ère industrielle, la courroie est à cran

En 1917, Charles Gates, magnat de l’industrie du pneumatique à Denver Colorado, invente la première courroie crantée en caoutchouc. C’est une évolution capitale, car elle permet d’assurer une transmission plus efficace, sans à coup et sans tension excessive. Pour arriver au même rendement avec une courroie plate, il fallait une tension si énorme que le cuir ne résistait pas bien longtemps. Cette nouvelle courroie, couverte d’ergots en forme de V, vient s’imbriquer dans des poulies spécifiques. Il n’y a alors plus de « patinage » possible, ni pour de fortes puissances à transmettre ni en cas d’à-coups.

La société Gates va ensuite collaborer à la diversité des courroies aujourd’hui disponibles, chacune répondant à des usages spécifiques :

  • La courroie plate : l’ancêtre, toujours utilisée dans les machines agricoles, les convoyeurs, les scies industrielles…

  • La courroie serpentine : striée dans la longueur, elle permet une adhérence plus forte aux galets d’entraînement et une grande résistance à l’usure.

  • La courroie trapézoïdale : sa forme lui permet de s’insérer étroitement dans des poulies creuses, multipliant d’autant la surface de traction. Elle peut parfois être crantée.

  • La courroie dentée : c’est une courroie synchrone, sans glissement ou décalage. Elle est utilisée notamment pour les arbres à cames des moteurs thermiques, les variateurs de puissance et aujourd’hui, dans le cycle.



En 2007, apparaissent enfin des vélos électriques à courroie

Gates Carbon Drive est la division vitaminée de la firme historique de Denver. Elle est spécialisée dans la production de courroies crantées dans le domaine des sports mécaniques. Elle équipe l’industrie automobile, mais aussi la moto et même les dragsters ! En 2007, elle crée le premier système de transmission à courroie permettant de remplacer la chaîne, qui entraîne les cyclistes depuis 1879. Les premiers bénéficiaires sont les pilotes de VTT de compétition, puissants pédaleurs qui exercent leurs talents dans des conditions difficiles et ne ménagent pas leur monture. Réussissant ce baptême du feu, la courroie de transmission va tout de suite investir les vélos haut de gamme, sportifs ou urbains. Les vélos électriques à courroie, dont nos chers vélos cargos, voient enfin le jour pour le plus grand bonheur de leurs utilisateurs.


Pourquoi la courroie remplace-t-elle peu à peu la chaîne de transmission ?

En 1879, lorsque Harry John Lawson invente la chaîne de transmission que nous connaissons encore aujourd’hui, elle est en acier. Le matériau est abondant, simple à travailler et bon marché. Composée d’une multitude de maillons articulés, la chaîne vient s’engager autour des plateaux du pédalier pour transmettre la force du pédalage vers un unique pignon arrière. 30 ans plus tard, le français Paul de Vivie invente le dérailleur : une aide indispensable pour envisager de longs trajets, notamment sur routes vallonnées.



➡️ Envie d'en savoir plus ? Lisez cet article : 200 ans d'histoire du cycle.



La chaîne de transmission en acier, seul dispositif autorisant l’usage du dérailleur, reste dominante sur les vélos du monde entier pendant plus de 100 ans. Elle est robuste et son rendement est excellent, malgré tous ses maillons en frottement. Elle demeure facile à construire, à régler ou à réparer. Mais elle a aussi de nombreux défauts : elle doit être graissée sous peine de perdre son efficacité, voire de rouiller. Elle finit par se détendre, par émettre de petits bruits. Sans compter les déraillements, cauchemars visqueux et noirâtres des cyclistes malchanceux.



Homme remettant en place la chaîne de son vélo

Pignons de roue arrière rouillés et sales










Plus jamais ça !



Avec l’électrification de nos vélos, la courroie progresse. Elle équipe aujourd’hui de nombreux modèles, de milieu et de haut de gamme. Les moteurs des vélos électriques, qu’ils soient de moyeu arrière ou de pédalier, provoquent de plus fortes contraintes. Leur assistance puissante, ainsi que les masses plus conséquentes des vélos (cargos) et de leur chargement, génèrent de fortes tensions dans la transmission. À ce rythme, les chaînes traditionnelles ne suivent plus. Elles s’usent beaucoup trop vite dans ces conditions difficiles. 

Le dérailleur cède logiquement sa place, au profit du variateur de vitesse intégré au moyeu arrière, plus souple et plus fiable. Sans lui, la chaîne et ses inconvénients n’ont plus leur place dans le vélo électrique moderne. La courroie peut donc la remplacer avantageusement et nous allons enfin vous dire pourquoi !


Les avantages de la courroie de transmission pour les vélos électriques

Si la courroie remporte un franc succès sur les VAE et les vélos cargos, c’est parce qu’elle est pétrie de qualités qui s’apprécient au quotidien.


La longévité

La courroie est fabriquée en matériaux composites : du polyuréthane et même du carbone pour le haut de gamme. Ces matériaux ne s’oxydent pas, résistent à de fortes contraintes et sont monobloc. Plus d’articulations entre les maillons, la courroie est d’un seul tenant. C’est si solide qu’une courroie peut parcourir 10 000 km, voire davantage : en moyenne 4 fois plus qu’une chaîne traditionnelle.


L’entretien

La courroie n’a pas besoin d’être graissée. Il n’y a pas de maillons, pas d’articulations, pas de frottements : la corvée d’entretien de la chaîne de vélo, c’est terminé !


Le silence et la fluidité

Les crans de la courroie sont toujours parfaitement engagés dans ceux des pignons. Lorsque le cycliste reprend son pédalage, il ne perçoit pas le claquement typique de la dent du pignon qui prend du jeu dans le maillon de la chaîne. Aucun heurt, aucun bruit : c’est la première impression agréable lorsque l’on s’installe pour la première fois au guidon d’un vélo électrique à courroie.


Le poids

Une chaîne d’acier, c’est lourd. La courroie permet de gagner en légèreté sur l’ensemble du vélo. C’est encore plus vrai pour les courroies en carbone, plus légères que leurs équivalents en polyuréthane. Cela compense en partie les moyeux à vitesses qui sont un peu plus lourds.


La fiabilité

Un seul plateau de pédalier, un seul pignon arrière et une courroie tendue juste ce qu’il faut entre les deux. Les crans assurent la prise et l’alignement est toujours parfait puisqu’aucun dérailleur ne vient le modifier : la courroie ne peut pratiquement jamais dérailler. Alléluia !


La propreté

Sans graisse, une courroie est forcément plus propre. Adieu les bas de pantalons ou de jupes longues souillés par le cambouis. Imperturbable, la courroie est aussi insensible à la corrosion et peut être utilisée en bord de mer en toute quiétude. En outre, à la place du dérailleur, une « boîte de vitesses » intégrée au moyeu est totalement enfermée, à l’abri des chocs et des salissures.


Vélo électrique à courroie, très propre au niveau du pédalier


Les inconvénients de la courroie

Si l’on veut être objectif, on se doit de trouver des défauts à la courroie, même si c’est compliqué. On peut tout de même dire que la courroie :

  • est plus chère qu’une chaîne en acier (mais elle dure plus longtemps) ;

  • nécessite un cadre de vélo et une tension spécifiques (on s’en occupe !) ;

  • ne peut être réparée en cas de casse (rarissime) ;

  • ne permet pas l’utilisation d’un dérailleur (mais qui s’en plaindra ?).


Il faut également savoir que même sans graisse, la courroie doit être protégée et que l’utilisateur doit être mis à l’abri de tout accident, tel un pincement douloureux. Là, on pense surtout aux enfants et un habillage de protection reste indispensable. Sur un vélo électrique à courroie comme sur son ancêtre à chaîne, la sécurité des utilisateurs doit rester la priorité.


Arrière du vélo électrique à courroie ETNI Cycle Oléron dont la courroie est protégée par un filet de sécurité en maille marine.
L'arrière de notre vélo cargo longtail ETNI Cycles Oléron

L'entretien de la courroie d’un vélo électrique

Même si elle n’a pas besoin d’être graissée, cela ne veut pas dire que la courroie ne doit pas du tout être entretenue. Ceci dit, un simple coup de chiffon ou de jet d’eau et c’est terminé. En gros, votre courroie nécessite autant de soins que vos pneus (sans la pression) : absolument rien au quotidien et une surveillance de l’usure, de temps en temps. La courroie, c’est décidément le confort absolu.



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La courroie Gates du vélo cargo ETNI Cycles Oléron

Maintenant que vous savez tout sur les vélos électriques à courroie, faisons un petit focus sur la courroie de notre vélo cargo, la Gates Carbon Drive CDX.

C’est tout simplement la meilleure du marché, produite par le plus grand spécialiste mondial de la courroie crantée depuis plus d’un siècle. Le modèle CDX est le plus adapté à la haute performance, le plus résistant à de fortes contraintes d’usage comme celles d’un vélo cargo en charge. 

La courroie CDX est composée de polymères sur une structure longitudinale en fibre de carbone ultra résistante. Ses crans incurvés sont étudiés spécifiquement pour le cycle et, détail esthétique primordial, elle est d’un joli bleu très techno !


Vue de coupe de la courroie Gates Carbone Drive CDX pour vélo électrique à courroie

Cette courroie utilise les matériaux les plus évolués et sa qualité de fabrication lui permet de résister à des températures de -53 °C à +80 °C. Elle saura résister à la boue, le sable, la neige et le verglas sans problème ; le système breveté « centertrack » permet d’éviter l’accumulation de saletés dans les rouages. C’est le nec plus ultra de la courroie, pour un usage quotidien rassurant, quelles que soient vos conditions de roulage.



➡️ Regardez cette démonstration vidéo des avantages de la courroie dans le monde du cyclisme (en anglais)



La courroie remplace peu à peu la chaîne de transmission pour 6 raisons majeures : elle est plus durable, plus silencieuse, plus propre, plus légère, plus fiable et elle ne s’entretient quasiment pas. Autant de raisons qui justifient que notre vélo cargo, l’ETNI Cycles Oléron, soit équipé de la meilleure d’entre elles, la courroie CDX de Gates Carbon Drive. La courroie de transmission en carbone est un réel progrès pour le cycle et vous faites bien de vous y attacher. Le mieux pour se rendre compte de la supériorité du vélo électrique à courroie, c’est encore de venir l’essayer avec nous !




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